K en boutis
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Boutis, ou “La Piqûre de Marseille”, sur Longarm ?

En 2018, dans mon club local de patchwork, une des membres a appris le boutis, et elle voulait partager cette technique avec nous. Ainsi a commencé mon initiation à une technique faite main française qui a été développé au 17è siècle. C’est une technique de broderie d’embellissement du tissu par le volume où vous ne pouvez pas voir la différence entre l’endroit et l’envers. Pour reconnaitre un vrai boutis (car il y a beaucoup de faux boutis), il faut le placer à contre-jour. La lumière doit traverser le long des lignes de couture, aussi appelé les ‘tunnels’, ce qui n’est pas le cas pour les ouvrages matelassés.

Voici quelques photos du boutis traditionnel que j’ai prises lors d’une exposition au salon Aiguille en Fête de 2018

Et voici quelques photos du travail du maître Hubert Valeri que j’ai prises lors de la même expo. Son travail est décidément moderne et très joli :

Retour dans mon club où nous avons toutes choisi un motif – j’ai choisi de faire la première lettre de mon prénom : K

J’ai transféré le motif sur du tissu de coton et fait ce qui s’appelle le sertissage – avec un point avant. Au 17è siècle, les boutisseurs faisait un point arrière – ce qui demandait plus de fils et de temps. Une fois que le sertissage a été entièrement réalisé, j’ai pu commencer le méchage (ou bourrage) ! Pendant le méchage, on introduit une mèche de coton dans chacun des tunnels créé par le sertissage pour leur donner du volume.

J’ai eu l’immense privilège de rencontrer Hubert Valeri lors d’un séjour à Paris en juillet. J’ai pu lui montrer mon ouvrage. Sachant que j’ai travaillé avec ce dont je disposais, il m’a très gentiment expliqué que je n’avais pas utilisé le bon tissu (il faut privilégier le batiste Suisse de coton), ni le bon fil (il faut privilégier le coton blanc n°8 de chez Lebaufil), ni la bonne aiguille pour le méchage (il faut privilégier la nouvelle aiguille à boutis n°26 de chez Bohin)… Voici mon boutis avant le lavage – car le lavage à haute température (plus de 60°C) le rétrécit afin qu’il prenne ses dimensions définitives.

et ensuite, le voici terminé :

La prochaine question que je me suis posée – et que j’ai posée à Mr Valeri – était : puis-je faire l’étape du sertissage avec une longarm ? Sa réponse est, si je dessine les bons motifs, ce serait tout à fait possible. Voici un premier essai que je lui avait montré avec un motif disponible dans la gallérie de motifs Pro-Stitcher :

Il m’a dit que si je rajoute une ligne (par exemple, un “S” dans chaque pétale au milieu) et si l’espacement entre les zigzags est égal, ce serait un bon motif ! Je vais donc travailler avec mon Pro-Stitcher Designer pour créer un motif dans les règles de l’art … à bientôt pour une nouvelle publication avec mes essais en utilisant les bons outils et avec un petit plus de connaissances.

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