Sur chaque aiguille, la taille est gravée sur le talon. Malheureusement, cette gravure est très petite et souvent difficile à lire. Voici deux astuces qui vous aideront à identifier plus facilement la taille de vos aiguilles.
Astuce no 1 : Utilisez votre téléphone
Prenez une photo bien nette du talon de l’aiguille avec votre téléphone. Une fois la photo prise, zoomez sur l’image : la taille gravée sera beaucoup plus facile à lire. Voici un exemple. À gauche, vous voyez la photo d’origine et, à droite, un gros plan de la même aiguille. La taille est beaucoup plus facile à distinguer : il s’agit d’une aiguille 16/100.
Astuce no 2 : Utilisez un marqueur
Passez un marqueur sur les chiffres gravés. Vous pourrez parfois lire la taille immédiatement. Sinon, essuyez l’excédent d’encre avec un morceau de tissu. L’encre restera dans les gravures, ce qui fera ressortir les chiffres et les rendra beaucoup plus visibles.
Et vous, avez-vous d’autres astuces pour mieux voir la taille de vos aiguilles? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires!
Tout d’abord, il n’y a pas qu’une seule manière de gérer un fil cassé pendant le matelassage ! Le choix de la méthode dépend du patchwork, du type de matelassage (bord à bord ou personnalisé) ainsi que de la couleur du fil utilisé. Un fil contrastant ou, au contraire, assorti au tissu ne demandera pas forcément la même approche.
Certaines personnes décousent plusieurs centimètres, puis font un nœud avec les deux fils et le dissimulent dans le molleton. D’autres décousent également plusieurs centimètres afin que les points restent réguliers, puis reprennent leur matelassage 5 à 10 points avant l’endroit où le fil s’est cassé, en repassant directement sur les anciens points pour bien fixer le tout sans faire de point d’arrêt. D’autres encore décousent plusieurs centimètres, puis reprennent leur matelassage en effectuant un point d’arrêt juste avant la fin du matelassage d’avant, comme le montre cet exemple
Toutes ces méthodes sont valables. Vos préférences esthétiques influenceront votre choix quant à la façon de reprendre le matelassage.
Quel est le secret d’une transition invisible?
Pour que la transition entre les deux fils soit totalement invisible, je découds les derniers points de quilting jusqu’à un point ou un croisement de fils situé avant l’endroit où le fil s’est cassé ou alors, si la canette s’est vidé, avant que la canette ne soit vide (les points étant souvent un peu moins beaux lorsque la canette est presque vide). J’obtiens ainsi plusieurs centimètres de fil libres, ce qui permet de les manipuler facilement. Cette étape se fait rapidement à l’aide d’un découd-vite.
Ensuite, je reprends la couture exactement à l’endroit où j’ai défait les points. Cela laisse alors quatre extrémités de fil très, très proches les unes des autres. Je noue ces quatre extrémités ensemble en un seul nœud, puis j’utilise une aiguille à broder dont le chas est assez grand pour enfouir le nœud et les fils. J’insère l’aiguille dans le molleton à l’endroit du nœud, puis je la fais ressortir à la surface environ 2 à 3 centimètres plus loin.
Je tire sur les fils pour m’assurer que le nœud est bien logé à l’intérieur, puis je coupe les extrémités au ras de la surface du quilt. Enfin, je frotte légèrement l’endroit avec le doigt pour faire disparaître les fils de la surface.
Et surtout, n’oubliez pas le petit mouvement de frottement (« wiggle ») ! 🙂
J’utilise cette méthode lorsque je veux absolument que la jonction soit invisible. S’il ne s’agit que d’un simple bord à bord et que je considère que personne ne le remarquera, à part peut-être moi, je découds plusieurs centimètres et je rentre les fils dans le molleton, sans faire de nœud. Je reprends ensuite le matelassage en effectuant un point d’arrêt sur les anciens points, ce qui fixe le tout !
Il m’arrive parfois, lorsque le fil ne s’est pas cassé et que je souhaite une finition encore plus discrète, de rentrer les fils dans le molleton. Mais la plupart du temps, je fais confiance à mes points d’arrêt et je coupe simplement les fils au ras du tissu.
Et vous, comment reprenez-vous votre matelassage après une casse de fil ?
J’ai récemment appris quelque chose qui m’a surprise et je voulais le partager avec vous, au cas où vous seriez comme moi et ne connaîtriez pas cette astuce.
Sur ma machine domestique (une Janome, mais le principe est le même sur la plupart des machines à coudre domestiques), lorsqu’on bobine une canette, il faut passer le fil par l’orifice de la canette de l’intérieur vers l’extérieur, puis passer le fil à travers le trou du milieu de la canette avant de placer celle-ci sur l’axe du bobineur.
Ce que je ne savais pas, c’est qu’il y a un petit cliquet sur cet axe. Lorsque vous placez la canette, il faut aligner la fente de la canette avec ce cliquet. Une fois l’alignement effectué, elle est enclenché correctement sur l’axe.
Cet enclenchement permet à la canette de s’enrouler de manière uniforme, ce qui améliore la qualité du bobinage.
Peut-être que certain personnes le savait déjà, mais moi je viens juste de le découvrir ! Vous étiez au courant ??
Je suis quilteuse, pas couturière. Pourtant, pour la première fois, je me suis lancée dans la confection d’un vêtement après avoir vu une publication sur le compte Instagram de CreatEd Studio, où Jacinda Wilkey transformait un sweat-shirt en veste patchwork, le « Sweetheart Jacket ».
Quand j’étais chez ma mère, je me suis dit : pourquoi ne pas essayer moi aussi ? J’ai acheté le patron dans sa boutique Etsy et je me suis lancée. Voici une capture d’écran de son réel.
Pour commencer, j’avais acheté dix fat quarters lors d’un précédent voyage aux États-Unis. Le patron en nécessitait douze ; heureusement, pendant nos visites dans plusieurs boutiques de patchwork, j’ai trouvé deux autres tissus qui s’accordaient parfaitement avec les premiers. J’ai ensuite déniché un sweat-shirt à petit prix… même s’il portait un grand hibiscus et le mot « Honolulu ». Je me suis dit que, puisque tout cela se retrouverait à l’intérieur de la veste, ce n’était pas très grave !
J’ai commencé par assembler les fat quarters en bandes. Puis, avec la petite machine à coudre familiale de ma mère, j’ai utilisé la technique du Quilt As You Go pour fixer les bandes sur les différentes pièces de la veste.
Une fois toutes les pièces prêtes, je les ai assemblées pour donner vie à ma veste patchwork.
Ce n’est peut-être pas parfait, mais je l’ai faite moi-même — et j’en suis extrêmement fière !
La toute dernière étape de la création d’un patchwork est une étape que beaucoup de personnes oublient, mais qui est pourtant très importante : ajouter une étiquette. Pourquoi ? Parce que les patchworks ont toujours porté des histoires et, sans étiquette, ils deviennent facilement anonymes, et leurs récits s’estompent peu à peu.
Historiquement, les étiquettes de patchworks n’étaient pas toujours sophistiquées — parfois, il ne s’agissait simplement que d’initiales brodées ou d’une date — mais elles remplissaient le même rôle qu’aujourd’hui : préserver l’histoire. Lorsqu’un patchwork est transmis de génération en génération, ce petit morceau d’information devient inestimable.
Il existe plusieurs méthodes pour créer une étiquette :
écrire à la main avec un stylo à encre permanente pour tissu (indélébile) ;
broder l’étiquette à la main ;
imprimer votre propre étiquette en utilisant du tissu en coton, du «freezer paper» (papier congélateur) et une imprimante à jet d’encre ;
ou encore imprimer votre étiquette sur un tissu en coton spécialement conçu pour l’impression, comme le Cotton Jet.
Les étiquettes n’ont pas besoin d’être très élaborées ni formelles. Vous pouvez laisser parler votre personnalité et vous amuser en créant ce petit bout d’histoire. Vous pouvez inclure un nom et une date, une phrase favorite, un message pour le destinataire ou toute autre mention qui vous semble significative.
Aujourd’hui, je vais vous expliquer comment je crée mes étiquettes avec la troisième méthode — car j’aime utiliser mes propres tissus en coton. Personnellement, je trouve que les tissus prêts à imprimer sont souvent très raides et peu agréables à coudre, que ce soit à la main ou à la machine.
Voici les étapes :
Créez votre étiquette à l’aide d’un logiciel comme Word, Publisher, PowerPoint ou même Excel (ou leurs équivalents sur Apple ou en version Open Source) ou avec le site web Canva. Pour cet exemple, j’ai utilisé Publisher.
Munissez-vous ensuite de papier congélateur (freezer paper), d’une feuille de papier ordinaire, d’une règle, d’un cutter rotatif ou de ciseaux. Placez la feuille de papier ordinaire sur le freezer paper et découpez le freezer paper à la même largeur, puis à la longueur souhaitée.
Prenez un morceau de tissu plus large que votre morceau de freezer paper et collez le côté brillant du freezer paper sur l’envers du tissu (le côté brillant adhère au tissu avec la chaleur d’un fer à repasser). Découpez ensuite le tissu pour qu’il soit exactement de la même taille que le papier, ou la même largeur et légèrement plus longue si vous le préférez.
Placez le tissu, avec le freezer paper collé au dos, dans votre imprimante à jet d’encre dans le bon sens, puis lancez l’impression. Une fois l’impression terminée, découpez votre étiquette à la taille désirée et positionnez-la à l’endroit choisi (voir ci-dessous pour les suggestions d’emplacement).
Vous pouvez la fixer à l’aide d’un thermocollant double face ou simplement avec des épingles afin de la maintenir en place avant de la coudre définitivement. Vous pouvez la coudre à la main ou à la machine. Dans cet exemple, j’ai choisi un point zigzag. Et voilà ! Votre étiquette est en place pour toujours !
Où placer votre étiquette une fois créée ? Il n’existe pas un seul emplacement obligatoire. Les endroits les plus courants sont :
au dos du patchwork, dans un coin inférieur (le plus fréquent) ;
intégrée dans le biais ;
ou centrée au dos de l’ouvrage.
L’endroit n’a pas réellement d’importance. L’essentiel est de choisir un emplacement facile à repérer et qui ne subira pas trop d’usure.
Une fois le matelassage terminé, si vous souhaitez accrocher votre ouvrage au mur, il peut arriver qu’il gondole légèrement sur les côtés. Que faire dans ce cas-là ? Voici une méthode simple et efficace pour le remettre au pas afin qu’il pende parfaitement droit sur le mur.
Pour vous montrer un exemple concret, j’ai choisi mon feu de cheminée, réalisé avec la méthode du Quilting Portrait.
Comme vous pouvez constater, il ne tombe pas bien droit devant la cheminée. J’ai donc fait quelques recherches et découvert une astuce toute simple pour régler ce problème.
Il suffit d’utiliser un défroisseur et de vaporiser légèrement votre ouvrage sur les côtés.
Ensuite, placez vos règles de coupe pour bien l’aligner et vous assurer qu’il est parfaitement équerré, puis laissez-le refroidir sous les règles.
Et voilà ! Votre ouvrage est désormais bien plat et pendra parfaitement droit sur le mur
Si vous installez votre tissu de dos avec les lisières alignées le long de la barre, vous avez l’assurance d’un dos bien d’équerre, car une lisière est toujours droite. Cependant, comme le tissage des lisières est souvent plus serré, l’assemblage de deux morceaux pour créer un grand dos peut parfois provoquer un léger effet de fronces ou de froissement (comme sur la photo ci-dessous), ce qui peut entraîner la formation de microplis lorsque vous avancez le tissu sur les barres.
Voici une astuce pour éviter ce problème : prenez vos ciseaux et faites de petites encoches le long de la lisière. L’espacement entre les encoches dépend du degré d’ondulation de la lisière : plus elle est ondulée, plus les encoches devront être rapprochées. En règle générale, vous pouvez en faire environ tous les 15 cm.
Comment sécuriser et rentrer les fils de la canette et de la bobine remontés à la surface, avant de débuter ou après avoir terminé le matelassage ?
Vous pouvez utiliser une aiguille à enfilage facile comme celui de Bohin. Mais si vous n’en avez pas sous la main, voici une astuce simple, efficace et réalisable avec ce que vous avez probablement déjà chez vous : une grande aiguille et du fil dentaire. Pourquoi le fil dentaire ? Parce qu’il est solide, facile à manipuler, et disponible dans la plupart des foyers. Cette méthode fonctionne très bien, même lorsque vous devez rentrer plusieurs fils au même endroit ou que vos fils sont très courts. En plus, aucun nœud préalable n’est requis.
Voici la méthode lasso pour rentrer vos fils proprement :
Prenez un morceau de fil dentaire et enfilez-le dans le chas d’une aiguille de manière à former une boucle.
Piquez l’aiguille exactement à l’endroit où les fils ressortent, puis faites-la passer à travers le molleton, en veillant à ne pas traverser le tissu du dos.
Ressortez l’aiguille à quelques centimètres plus loin.
Glissez ensuite les fils de la bobine et de la canette, remontés à la surface, à l’intérieur de cette boucle du fil dentaire.
Tirez délicatement jusqu’à ce que les fils soient entièrement rentrés et cachés au cœur du molleton. Et voilà, le tour est joué !
Découvrez la technique en action dans cette vidéo :
Récemment, je suis tombée sur une astuce partagée sur les réseaux sociaux pour enlever une tache de sang sur un patchwork. Curieuse de savoir si cela fonctionnait vraiment, j’ai décidé de tenter l’expérience. J’avais justement une vieille tache de sang bien incrustée sur un patchwork, alors je me suis lancée !
Voici une photo des deux petites taches de sang, complètement sèche, avant d’appliquer l’astuce :
Vous vous demandez sûrement : quelle est cette fameuse astuce ? Il s’agit simplement d’imbiber un coton-tige d’eau oxygénée, puis de le frotter délicatement sur la tache.
J’ai pris une photo pendant l’application, une juste après, puis une autre quelques heures plus tard. Et franchement, je trouve que le résultat est plutôt convaincant, surtout que la tache était là depuis un bon moment !
J’imagine que cette technique serait encore plus efficace sur une tache plus récente, mais je suis déjà très satisfaite du résultat obtenu.
Lorsqu’un patchwork vient d’être matelassé, les tissus paraissent plats et bien tendus autour des lignes de matelassage. Mais à quoi ressemblera-t-il après un premier lavage ? Ci-dessous : à gauche, le patchwork «Hope» avant le lavage ; à droite, après le lavage.
Laver un patchwork adoucit naturellement les tissus et atténue la netteté du matelassage. Les points de couture ont tendance à s’enfoncer légèrement dans les différentes couches du quilt, ce qui rend la texture du matelassage un peu moins marquée. À l’inverse, les tissus eux-mêmes deviennent visuellement plus présents. Si vous trouvez que le matelassage est trop prononcé ou qu’il ne vous plaît pas dans son état initial, sachez qu’après lavage, l’ensemble s’adoucit : le matelassage semblera plus fondu dans le molleton et le top. Et plus le patchwork est utilisé, aimé et lavé, plus cet effet s’intensifie.
Pour les consignes de lavage des patchworks, vous pouvez consulter cet article.