Saviez-vous que le fil, tout comme nos cheveux et notre peau, peut sécher. S’il sèche trop, cela provoque beaucoup plus de fil cassé. Mais comment empêcher cela (ou au moins essayer de le prévenir un peu mieux)?
Astuce #1 – ranger votre fil à l’abri de la lumière et des éléments – par exemple, dans un tiroir fermé comme le “My Secret Drawer” ou dans un panier fermé avec un couvercle.
Astuce #2 – S’il est juste un petit peu sec, vous pouvez le vaporiser avec un petit peu d’eau ou avec du lubrifiant pour fil comme le « Alphasew All-Purpose Thread Lubricant«
Astuce #3 – Mettre un torchon humide autour de la bobine de fil pendant quelques minutes.
Ainsi votre fil ne sera plus totalement sec et il se cassera moins. Avez-vous d’autres astuces ?
Matelasser votre patchwork est l’aboutissement de vos longues heures de travail. Vous avez trois possibilités de matelassage : à la main, avec une machine domestique ou avec une longarm. Voyons ensemble les avantages du matelassage avec une longarm.
Vous adorez piècer les tops mais le matelassage n’est pas une partie de plaisir pour vous.
Matelasser à la main n’est pas votre point fort.
Vous n’avez pas la patience qu’il faut pour matelasser sur votre machine domestique.
Vous avez beaucoup de patchs non-terminés qui sont stocké dans un placard en attendant de recevoir de l’amour une fois terminé.
Vous voulez juste que le patchwork soit terminé car vous y êtes depuis longtemps.
Vous détestez bâtir votre patchwork au sol ou sur un grand table.
Vous n’arrivez pas à faire les motifs que vous voulez pour embellir votre top comme vous l’aviez envisagé.
Vous êtes pressé et vous avez besoin de terminer le matelassage rapidement.
Vous voulez un motif ou un pantographe qui est très précis ou très complexe et la seule façon de l’avoir est d’utiliser une longarm commandé par ordinateur.
Les professionnels possédant un longarm sont disponibles pour matelasser vos patchs! Si cela vous tente, allez-y. Sautez le pas et faites appel à nous ! Nous serons ravies de vous aider à terminer votre création !!
Il y a plusieurs manières de finir vos patchworks – vous pouvez réaliser une bande de finition simple, une bande de finition doublé, ou faire une bande de finition en toi & moi (en anglais, ca s’appelle du ‘Facing’).
Pour la plupart de mes patchs, je réalise une bande de finition doublé car c’est plus solide qu’une simple. Mais il y a certains patchworks où je n’ai pas envie qu’on voit la bande de finition. Dans ces cas, je fais une finition en toi & moi. Voici une petite vidéo qui vous montre tous les étapes pour réaliser cette finition.
Comment choisir la couleur de fil à utiliser quand vous matelassez votre patchwork ? Ceci est un choix personnel, mais si on ne sait vraiment pas quelle couleur utiliser, voici une idée pour trouver la couleur parfaite.
Dans la théorie des couleurs, un des termes utilisé est la valeur – ce qui indique le niveau de luminosité d’une couleur allant du noir au blanc, ou du plus foncé au plus clair. Regardez le patchwork. Si votre patchwork est plutôt dans les tons chauds, choisissez une couleur de fil de valeur moyenne dans un ton chaud. A l’opposé, si le patchwork est plutôt dans les tons froids, choisissez une couleur de fil de valeur moyenne mais froide.
Nous avons choisi (avec la cliente) la couleur taupe chaude (3ème en partant de la gauche).
Les couleurs vertes et grises (couleurs froides), et taupes et or (couleurs chaudes) sont souvent de bonnes couleurs pour commencer.
Nous avons choisi (avec la cliente) le rouge brillant.
Pour ce patch, j’ai sélectionné des fils de couleurs plutôt froides pour les essais
Finalement, nous avons choisi le fil noir pour la partie centrale et un fil invisible pour la bordure.
Il y a plusieurs principes mathématiques que nous associons souvent avec la photographie : Le nombre d’or, le ratio de Fibonacci, et la règle des tiers. Pouvons-nous les utiliser dans le patchwork – par exemple, quand nous voulons trouver la taille idéale pour une motif en bord-à-bord ou pour une bordure ? La réponse est un grand « Oui ».
Le nombre d’or est dérivé d’un concept mathématique qui donne le nombre irrationnel phi ou Φ, qui équivaut approximativement à 1,618. Il est censé être la proportion parfaite !
Un peu d’histoire, Leonardo Fibonacci (vers 1170-1250) était un mathématicien italien qui a conçu une séquence de nombres où la relation d’un nombre au suivant ou au précédent fournissait des proportions parfaites. Les mathématiciens et les artisans utilisent cette suite de nombres depuis lors. Certaines quilteuses utilisent ces chiffres pour planifier les proportions de leurs créations, notamment leurs bordures. La séquence de numéros Fibonacci est : 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, etc. Si on divise le 10e nombre (89) par le 9e nombre (55), on arrive au nombre d’or 1,618!
Dans le patchwork, pour déterminer la hauteur d’un motif pour matelasser un bord-à-bord, on peut utiliser le ratio de 1 à 1,618, mais également de 0,618 à 1. En pratique, par exemple, si la taille des blocs dans un patchwork est de 20 cm, on fera l’équation 20 cm * 0,6 = 12 cm ou 20cm * 1,6 = 32 cm. Notre motif en bord-à-bord sera visuellement joli avec des motifs soit de 12 cm ou de 32 cm. Si le patchwork est de 200 cm², on divise par 1,6 plusieurs fois et on arrive alors aux mêmes chiffres. 200/1.6 = 125/1.6 = ~78/1.6 = ~49/1.6 = ~32/1.6 = ~19/1.6 = ~12/1.6 = 7.5 etc… Voici un exemple visuel avec 12cm, 19cm , et 32cm sur un patchwork de 200cm² matelassé avec le motif Éventail de Baptiste. Toutes les tailles sont visuellement belles, et il faut donc choisir la densité du matelassage que vous souhaitez.
Sauf si un patchwork est destiné à un show ou pour être suspendu sur un mur, nous réalisons des patchworks pour qu’ils puissent être utilisés. Et s’ils sont utilisés, ceci est souvent synonyme d’avoir besoin de les laver. Mais, avez-vous peur de laver vos patchworks ?
Si vous savez que vous allez laver souvent vos patchworks, il est préférable d’utiliser un molleton coton. Le molleton coton est résistant mais toujours léger et respirant. Si vous n’avez pas du 100% coton, vous pouvez utilisez du 80% coton/20% polyester, qui est presque aussi résistant.
Il est bien entendu possible de laver vos patchworks avec quelques précautions. Il est toujours mieux de les laver à la main, ou à défaut avec le lave-linge en mode Délicat ou Laine et avec de l’eau froide. Mais sachez également que si votre patchwork est très sale, vous pouvez le laver dans un cycle normal avec de l’eau froide.
Voici d’autres astuces pour laver vos patchworks :
Avant de le laver, vérifiez qu’il n’y a pas d’endroit où les coutures se sont ouvertes un tout petit peu et qu’il faut réparer. C’est toujours plus simple de faire des réparations quand le patchwork est sec.
Utilisez un détergent qui convient à des tissus délicat avec un pH neutre, sans odeur, sans produit blanchissant, ni assouplissant.
Si l’essorage est programmable sur votre lave-linge, choisissez un essorage léger
Utilisez des lingettes anti-transfert de couleur comme le DéColor Stop (« color catchers » en anglais) qui capte les couleurs de l’eau de lavage et permet de mélanger des couleurs avec du blanc : 2 ou 3 pour des couleurs ‘medium’, plus si couleurs foncés. Si vous avez des tissus qui perdent beaucoup leurs couleurs, vous pouvez même bâtir (à la main avec des très grands points) des lingettes DéColor Stop aux endroits susceptibles de déteindre.
Utilisez un petit peu de Vanish Oxi-Clean si votre patchwork a des couleurs claires contre les couleurs foncées (et pour des taches).
JAMAIS nettoyer votre patchwork à sec !!
Si vous avez besoin de les mettre au sèche-linge, utilisez le cycle avec le moins de chaleur possible et sortez le patchwork avant qu’il soit 100% sec pour finir le séchage à l’air. Trop sécher un patchwork est néfaste pour la durabilité et la tenues des couleurs des tissus.
Il y a des astuces pour rendre le matelassage plus simple et plus joli en même temps … en voici quelques-unes que j’ai utilisées sur mon dernier patch cliente.
Quand je veux tester un motif en piqué-libre, sans avoir à enlever mes points (dans le cas où je n’aime pas le motif), je teste toujours avec une plaque en plexiglass (polystyrène transparent lisse) sur laquelle j’ai rajouté du scotch de peintre tout autour pour ne pas dépasser les bords. J’ai acheté une plaque taille 50 cm x 70 cm pour ma Fusion, car elle rentre parfaitement sur mon espace de travail. Pour une Amara de 20 pouces, je recommanderais une plaque de largeur 40 cm et aussi longue que vous souhaitez pour tester vos motifs. Vous pouvez également utiliser du Quilter’s Preview Paper. Ensuite, vous placez le plexiglass sur votre espace de travail et vous utilisez un stylo effaçable à sec pour dessiner. J’ai trouvé que le meilleur outil pour essuyer mes dessins est un petit bout de tissu en coton – ou en microfibre
Pour les règles, si je vais faire le même motif sur plusieurs blocs, j’utilise des autocollants en forme de flèches pour bien me montrer où je dois m’aligner chaque fois. Vous pouvez également utiliser un petit bout de scotch de peintre. L’important c’est que le scotch ou l’autocollant ne laisse pas de marques, ni de colle sur votre règle et qu’il soit facile à enlever.
Vous voulez faire matelasser votre top par une quilteuse professionnelle avec une longarm. Voici quelques indications pour préparer votre top pour que tout se passe bien
Si vous n’avez pas de bordures tout autour de votre top, pensez à faire une ligne de couture de soutien tout autour du top (3 mm du bord) pour bien fixer les blocs ensemble et éviter la déformation.
Vérifiez qu’il n’y ait pas de couture défaite ou des trous entre les blocs car une fois sur le bâti, c’est impossible à corriger.
Repassez votre top sur l’envers pour éviter les sur-épaississeurs.
Coupez tous les fils qui dépassent, surtout quand les tissus du top sont clairs, car les fils foncés apparaissent plus facilement quand le top est matelassé.
Équerrez : carré ou rectangulaire. Vérifiez que les côtés, le haut et le bas du top mesurent la même dimension. La tolérance, en particulier pour les grandes tailles, est de 1 à 2 cm. Il est possible de « redresser » un top avec un bon repassage. Attention le matelassage ne redressera pas les coutures de travers ou un top mal équerré.
Indiquez le haut du patch avec une épingle, si le motif du top ou du matelassage a un sens.
Pliez votre top avec les coutures vers l’intérieur pour minimiser l’effilochage dû à la manipulation du top
Ca y est. Votre top est prêt pour le matelassage ! Et n’oubliez pas de laisser au minimum 15 cm supplémentaires (que votre top) sur tous les côtés de votre molleton et votre tissu de dos pour pouvoir bâtir votre patch directement sur le bâti !
La semaine dernière, j’ai fait quelque chose que je n’avais pas fait depuis longtemps : j’ai pris un cours avec une autre quilteuse, Laurence Robaix de La Courtepointe de Laura, pour découvrir l’univers Quiltworx de Judy Neimeyer. Elle est venue au club de patchwork de Charolles pour nous enseigner la technique de couture sur papier. Nous avons, pour la plupart, choisi de faire les set de tables en forme de feuille qui s’appelle « Tea Time, » mais également quelques-unes ont choisi de faire des fleurs.
Ce qui est bien avec la technique enseignée par Laurence est la manière d’organiser et de démarrer le projet. On commence par préparer et couper les tissus pour être à peu près de la bonne taille avec des patrons.
Ensuite, on empile les morceaux de tissu dans l’ordre dans lequel nous allons les coudre … et on se lance dans la couture sur papier.
De nombreux outils sont nécessaires pour rendre la tâche plus facile : plusieurs types de colle, une règle « Add a Quarter », un papier cartonné
J’ai réussi à faire la moitié d’une feuille et j’ai pu commencer l’autre moitié pendant le cours. Cette semaine au rendez-vous hebdomadaire, j’ai terminé l’autre moitié et je les ai assemblées !
Et voici ma première feuille terminée !! Maintenant il ne me reste plus qu’à faire les autres, et puis passer au matelassage !!!
Il y a plusieurs différents types de trous – ceux laissés quand on enlève une ligne de couture, et ceux qui sont un petit peu plus grand. Comment gérer ces trous et faire en sorte qu’ils ne se voient plus ?
Pour les petits trous, si c’est un trou qui est fait avec les fibres qui sont juste écartées (et non pas coupées), voici quelques astuces. Pour éviter que l’aiguille coupe la fibre, vous pouvez utiliser une aiguille à bout rond. L’aiguille à bout rond écarte les fibres de coton au lieu de les couper (voir mon article sur les aiguilles ici)
Une fois qu’il y a des trous, voici quelques astuces :
Vous pouvez utiliser une brosse à dent sèche avec des poils souples et frotter pour qu’ils s’enlèvent. S’il y en a beaucoup, vous pouvez utiliser une brosse à dent électrique !
Vous pouvez utiliser un découd-vite « Seam Fix » avec une gomme au bout, pour frotter le tissu et remettre les fibres en place.
Vous pouvez utiliser vos ongles
Si besoin, vous pouvez asperger le tissu avec un petit peu d’eau ou un peu de vapeur et frotter avec une des méthodes citées ci-dessus. Si la réparation des trous peut attendre, en générale le lavage du patchwork va tous les refermer.
Maintenant, s’il y a un trou plus grand – par exemple, l’aiguille est restée plantée et la machine a bougé créant un trou plus large, j’ai trouvé un produit magique : la poudre « Bo-Nash Fuse It« . C’est une poudre que vous placez sur le tissu, puis vous utilisez un fer à repasser avec une feuille de repassage antiadhésive en fibre de verre et le tour est joué !