Magasins, Foires, et Expos de Patchwork

De retour de la Drôme Provençale… la tête remplie de couleurs et d’inspiration

Je rentre tout juste de quelques jours de vacances en Drôme Provençale, et comme souvent, je reviens avec bien plus que des photos… Je rapporte des souvenirs, des rencontres, des couleurs, des senteurs… et une bonne dose d’inspiration !

J’ai eu le bonheur de redécouvrir le Colorado Provençal, ses ocres flamboyants, de parcourir les magnifiques champs de lavande en fleurs, de marcher dans les forêts des Baronnies, de visiter de nouveaux villages pleins de charme et de monter jusqu’au Mont Ventoux, où le panorama à 360° sur la Provence est tout simplement spectaculaire. Entre ces découvertes, nous avons aussi pris le temps de nous offrir quelques heures de détente dans un spa : piscine à la température parfaite, jacuzzi, sauna, hammam… un vrai moment pour ralentir et se ressourcer. (Vous pouvez cliquer sur la photo pour la voir en grand, et surtout plus nette!!)

L’un des moments forts de ce séjour a été une expérience autour de la lavande. J’ai appris à la cueillir, à comprendre les différentes étapes de sa distillation et, surtout, j’ai eu la joie de repartir avec ma propre huile essentielle de lavande. Quelle satisfaction de découvrir tout le travail qui se cache derrière quelques précieuses gouttes !

Mais ce sont souvent les imprévus qui rendent un voyage inoubliable.

Sur le chemin du retour, nous avons volontairement laissé les autoroutes de côté pour emprunter les petites routes. Nous voulions simplement prendre notre temps… et nous avons été récompensés.

En traversant le village de Séderon, un petit panneau installé devant la bibliothèque annonçait une exposition du Club Patchwork Sederonnais . Il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité ! J’ai demandé à mon mari de faire une halte.

Cette petite exposition était organisée par les sept membres du club local. Quel plaisir de découvrir leur travail avec Marylène et Françoise! Du patchwork traditionnel, du boutis, du crochet, broderie et de jolies créations textiles, mais aussi de petits sachets et accessoires garnis de la lavande de la région. On sentait tout l’amour du travail fait main, la patience et le plaisir de créer.

En quittant l’exposition, nous avons poursuivi notre promenade dans les ruelles du village. Les habitants avaient installé une exposition de pots de fleurs décorés qui apportait une touche artistique et accueillante à chaque coin de rue. Une belle idée qui donnait envie de flâner encore un peu.

Ces vacances m’ont rappelé quelque chose d’essentiel : l’inspiration se cache partout. Elle est dans les paysages, les couleurs de la nature, les savoir-faire transmis avec passion, les rencontres, mais aussi dans ces petits villages où des bénévoles continuent de faire vivre les arts textiles.

En tant que passionnée de patchwork, j’aime découvrir ces clubs locaux. Derrière chaque ouvrage, il y a une histoire, une personne, des heures de travail et beaucoup de cœur. Ce sont ces rencontres qui me rappellent pourquoi j’aime tant cet univers.

Alors, si vous en avez l’occasion, quittez les grands axes, prenez les routes de campagne, poussez la porte d’une exposition locale… Vous ne savez jamais quelle belle découverte vous attend au détour d’une rue.

Et vous, avez-vous déjà fait une découverte textile totalement inattendue pendant vos vacances ? Je serais ravie de lire vos histoires !

Formations Patchwork

Nouvelle date pour les stages de piqué libre sur longarm!

Après l’envoi de ma dernière newsletter, dans laquelle je vous annonçais la grande nouvelle de l’arrivée de la Moxie dans mon atelier et, surtout, le lancement de mes stages de formation en piqué libre sur longarm, voici déjà une excellente nouvelle : le premier stage est complet !

Merci pour votre enthousiasme et votre confiance. Je suis ravie de voir que ce projet répond à une véritable attente.

Pourquoi proposer ces stages ?

Cette année, il n’y aura malheureusement pas de cours de matelassage sur longarm au Carrefour Européen du Patchwork. C’est une déception pour de nombreux quilteurs qui profitaient de cet événement pour continuer à se former.

Au fil de mes échanges avec des propriétaires de longarm, un même constat revient régulièrement : la formation initiale constitue une excellente base, mais elle ne permet pas d’explorer toutes les possibilités qu’offre une longarm. Il reste encore de nombreuses techniques à découvrir, des gestes à perfectionner et de l’assurance à acquérir pour gagner en aisance.

Et si vous n’avez jamais touché une longarm, c’est le moment idéal pour l’essayer, vous familiariser avec son fonctionnement et découvrir tout le plaisir qu’elle peut offrir.

C’est précisément pour cela que j’ai créé ces stages.

Mon objectif est de vous offrir un cadre convivial où vous pourrez progresser à votre rythme, poser toutes vos questions et pratiquer dans des conditions idéales.

Une formation en petit comité

Chaque stage est volontairement limité à quatre participantes.

Avec deux machines longarm disponibles, chacune passe davantage de temps à pratiquer plutôt qu’à regarder les autres travailler. Cela me permet également d’accompagner chaque participante de manière personnalisée, en fonction de son niveau, de ses envies et de ses objectifs.

Au programme

Le contenu est adapté aux attentes du groupe, avec notamment :

  • le quilting en piqué libre : formes de base, grilles, plumes, bordures, mandalas et gestion des espaces négatifs ;
  • l’utilisation des règles (rulers) ;
  • l’utilisation et la création de stencils ;
  • le Quilt-As-You-Go et le Thread Couching ;
  • les bases techniques de la longarm : fils, aiguilles et réglage de la tension.

Nouvelle session : 19 & 20 novembre 2026

📍 Lieu : L’Atelier du Longarm à Charolles (Saône-et-Loire)

Tarif : 490 € par personne

Ce tarif comprend :

  • 12 heures de formation ;
  • 2 nuits d’hébergement ;
  • 2 petits-déjeuners, 2 déjeuners et 2 dîners ;
  • toutes les fournitures nécessaires à la formation (tissus, molleton et fils).

L’idée est simple : vous n’avez qu’à venir avec votre envie d’apprendre. Je m’occupe du reste !

Si vous souhaitez gagner en assurance, découvrir de nouvelles techniques ou simplement profiter de deux journées entièrement consacrées au quilting sur longarm, je serai ravie de vous accueillir à l’atelier.

📩 Pour réserver votre place ou obtenir davantage d’informations, il vous suffit de me contacter par e-mail

Connaissances Techniques Handi Quilter, Techniques de Patchwork

Astuce pour savoir la taille d’une aiguille

Sur chaque aiguille, la taille est gravée sur le talon. Malheureusement, cette gravure est très petite et souvent difficile à lire. Voici deux astuces qui vous aideront à identifier plus facilement la taille de vos aiguilles.

Astuce no 1 : Utilisez votre téléphone

Prenez une photo bien nette du talon de l’aiguille avec votre téléphone. Une fois la photo prise, zoomez sur l’image : la taille gravée sera beaucoup plus facile à lire. Voici un exemple. À gauche, vous voyez la photo d’origine et, à droite, un gros plan de la même aiguille. La taille est beaucoup plus facile à distinguer : il s’agit d’une aiguille 16/100.

Astuce no 2 : Utilisez un marqueur

Passez un marqueur sur les chiffres gravés. Vous pourrez parfois lire la taille immédiatement. Sinon, essuyez l’excédent d’encre avec un morceau de tissu. L’encre restera dans les gravures, ce qui fera ressortir les chiffres et les rendra beaucoup plus visibles.

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour mieux voir la taille de vos aiguilles? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires!

Connaissances Techniques Handi Quilter, Techniques de Patchwork

Quand le fil casse : mes astuces de reprise

Tout d’abord, il n’y a pas qu’une seule manière de gérer un fil cassé pendant le matelassage ! Le choix de la méthode dépend du patchwork, du type de matelassage (bord à bord ou personnalisé) ainsi que de la couleur du fil utilisé. Un fil contrastant ou, au contraire, assorti au tissu ne demandera pas forcément la même approche.

Certaines personnes décousent plusieurs centimètres, puis font un nœud avec les deux fils et le dissimulent dans le molleton. D’autres décousent également plusieurs centimètres afin que les points restent réguliers, puis reprennent leur matelassage 5 à 10 points avant l’endroit où le fil s’est cassé, en repassant directement sur les anciens points pour bien fixer le tout sans faire de point d’arrêt. D’autres encore décousent plusieurs centimètres, puis reprennent leur matelassage en effectuant un point d’arrêt juste avant la fin du matelassage d’avant, comme le montre cet exemple

Toutes ces méthodes sont valables. Vos préférences esthétiques influenceront votre choix quant à la façon de reprendre le matelassage.

Quel est le secret d’une transition invisible?

Pour que la transition entre les deux fils soit totalement invisible, je découds les derniers points de quilting jusqu’à un point ou un croisement de fils situé avant l’endroit où le fil s’est cassé ou alors, si la canette s’est vidé, avant que la canette ne soit vide (les points étant souvent un peu moins beaux lorsque la canette est presque vide). J’obtiens ainsi plusieurs centimètres de fil libres, ce qui permet de les manipuler facilement. Cette étape se fait rapidement à l’aide d’un découd-vite.

Ensuite, je reprends la couture exactement à l’endroit où j’ai défait les points. Cela laisse alors quatre extrémités de fil très, très proches les unes des autres. Je noue ces quatre extrémités ensemble en un seul nœud, puis j’utilise une aiguille à broder dont le chas est assez grand pour enfouir le nœud et les fils. J’insère l’aiguille dans le molleton à l’endroit du nœud, puis je la fais ressortir à la surface environ 2 à 3 centimètres plus loin.

Je tire sur les fils pour m’assurer que le nœud est bien logé à l’intérieur, puis je coupe les extrémités au ras de la surface du quilt. Enfin, je frotte légèrement l’endroit avec le doigt pour faire disparaître les fils de la surface.

Et surtout, n’oubliez pas le petit mouvement de frottement (« wiggle ») ! 🙂

J’utilise cette méthode lorsque je veux absolument que la jonction soit invisible. S’il ne s’agit que d’un simple bord à bord et que je considère que personne ne le remarquera, à part peut-être moi, je découds plusieurs centimètres et je rentre les fils dans le molleton, sans faire de nœud. Je reprends ensuite le matelassage en effectuant un point d’arrêt sur les anciens points, ce qui fixe le tout !

Il m’arrive parfois, lorsque le fil ne s’est pas cassé et que je souhaite une finition encore plus discrète, de rentrer les fils dans le molleton. Mais la plupart du temps, je fais confiance à mes points d’arrêt et je coupe simplement les fils au ras du tissu.

Et vous, comment reprenez-vous votre matelassage après une casse de fil ?

Portrait Quilting, Réalisations de Patchwork

La «Colo» de Patchwork, notre projet commun et ma Bernache du Canada

Avec un groupe d’amies, une fois par an, nous nous réunissons dans un gite loué pour l’occasion afin de faire ce que nous avons commencé à appeler notre « Colo » de quilting! C’est un séjour de plusieurs jours consacré à notre passion commune : le quilting. Nous avons décidé ensemble de travailler avec une professeure une année sur deux.

Il y a maintenant 3 ans, nous nous sommes réunies pour la première fois. Nous étions un groupe de 20 personnes et nous avons invité une professeure de quilting, Sheila Frampton-Cooper, pour nous apprendre sa technique de création de quilts artistiques. Voici un lien pour voir ce que nous avons réalisé pendant cette première Colo

L’année dernière, nous avons toutes apporté nos propres projets afin d’y travailler, tout en échangeant nos pratiques et nos conseils sur nos spécialités respectives. J’avais décidé de réaliser un patchwork pour mon mari et moi. Le patchwork s’appelle : Anglers Choice et c’est un patron de Gudrun Erla de GE Quilt Designs de son livre Stripology Mixology 2. Voici un bloc fini de ce qui deviendra notre patchwork, car je n’ai pas encore eu le temps de tout assembler.

Pendant cette semaine, nous avons également décidé de réaliser un patchwork commun. Chacune à reçu un morceau du même tissu et notre objectif était de construire un bloc en utilisant ce tissu, d’une couleur jaune verdâtre. Le bloc devait être soit un carré, soit un rectangle, avec une dimension de 7, 14, ou 21 pouces en largeur ou en hauteur. Il devait évoquer notre Colo: une activité, le lieu, les participantes ou encore une anecdote liée à l’un de nos séjours. Nous avons beaucoup échangé pendant l’année au sujet de ce fameux bloc à créer, mais nous ne l’avons montré à personne avant de nous retrouver.

Pour ma part, j’ai décidé de créer un bloc en utilisant la technique du quilting portrait. Comme sujet, j’ai choisi une bernache du Canada. Pourquoi une bernache? Parce que, pendant l’année, nous avons toutes commencé à surnommer ce tissu « le tissu caca d’oie » en raison de sa couleur verdâtre. De plus, nous aimons toutes voyager à travers la France et le monde, puis partager nos experiences. Cette bernache représente donc bien notre goût du voyage et du partage!

Je l’ai réalisé dans un format relativement petit – 7″ x 14″ (environ 18 cm x 35 cm) afin de respecter les dimensions convenues pour le projet. J’ai utilisé le tissu jaune verdâtre comme élément du fond de l’image. Nous avons toutes inscrit notre prénom sur notre bloc afin qu’une fois assemblé, il soit possible d’identifier l’autrice de chaque bloc.

Malheureusement, lorsque la semaine de la Colo est arrivée, je n’ai pas pu être présente, mais mon bloc, lui, y était! Les amies ont toutes très bien travaillé et les blocs étaient tous réussis. Chacune a son propre style de patchwork et, même si nous sommes toutes différentes (moderne, broderie, appliqué, improvisation, piécé papier, etc.) l’ensemble s’harmonisait parfaitement grâce au tissu commun. Deux de nos amies ont assemblé le patchwork pendant le séjour. Le résultat est vraiment magnifique et je crois que tout le monde était satisfaite du résultat. Elles ont également suivi un cours de Laurence Robaix consacré aux patrons de Quiltworx de Judy Neimer. Voici un article de blog que j’ai rédigé sur cette technique.

Cette année, nous avons décidé de nous envoyer mutuellement un morceau de tissu et de créer chacune un patchwork en utilisant les 20 tissus reçus plus un de notre choix. J’ai hate de découvrir les réalisations de toutes les amies l’année prochaine!

Techniques de Patchwork

Le petit détail qui change tout lors du bobinage d’une canette

J’ai récemment appris quelque chose qui m’a surprise et je voulais le partager avec vous, au cas où vous seriez comme moi et ne connaîtriez pas cette astuce.

Sur ma machine domestique (une Janome, mais le principe est le même sur la plupart des machines à coudre domestiques), lorsqu’on bobine une canette, il faut passer le fil par l’orifice de la canette de l’intérieur vers l’extérieur, puis passer le fil à travers le trou du milieu de la canette avant de placer celle-ci sur l’axe du bobineur.

Ce que je ne savais pas, c’est qu’il y a un petit cliquet sur cet axe. Lorsque vous placez la canette, il faut aligner la fente de la canette avec ce cliquet. Une fois l’alignement effectué, elle est enclenché correctement sur l’axe.

Cet enclenchement permet à la canette de s’enrouler de manière uniforme, ce qui améliore la qualité du bobinage.

Peut-être que certain personnes le savait déjà, mais moi je viens juste de le découvrir ! Vous étiez au courant ??

Portrait Quilting

Atelier Quilting Portrait dans les Hautes-Alpes

Début juin, le président de l’association France Patchwork 05 m’a invitée à animer un atelier de quilting portrait sur deux jours à Serres, réunissant plusieurs adhérentes venues de Gap, Briançon et de la Drôme.

Ce fut une expérience particulièrement enrichissante et un immense plaisir de partager ces moments de création, d’échanges et de convivialité avec toutes ces passionnées de patchwork. Chacune a donné vie à un projet personnel : portraits de filles, de fils ou de petite-fille, d’un oiseau et du patron de la mésange charbonnière ou encore un paysage avec vue de Saint-Malo. Des réalisations remarquables qui témoignent de leur talent et de leur créativité. Une belle réussite pour toutes !

Je vous invite à découvrir ci-dessous la vidéo qui résume ces deux belles journées d’atelier !

Connaissances Techniques Handi Quilter

Bâtir un patchwork sur une longarm pour le matelassage à la main

Il existe plusieurs façons de bâtir un patchwork sur une machine longarm avant qu’il soit matelassé à la main. Pendant longtemps, j’utilisais une méthode classique avec un quadrillage régulier tous les 10 cm comme ceci.

Mais, ce n’est pas le seul approche possible. Un excellent quilteur et formateur américain, Jamie Wallen, a présenté une approche un peu différente. Au lieu de réaliser un quadrillage, il utilise un grand motif en « vermicelle » pour le bâti. Selon lui, cette méthode permet de moins déformer le patchwork et de mieux le stabiliser pour le quilting à la main.

Une de mes clientes souhaitait justement que je bâtisse son patchwork afin qu’elle puisse ensuite le matelasser à la main. Je lui ai demandé si je pouvais tester cette technique sur son ouvrage, et elle a accepté avec enthousiasme. Je me suis donc lancée ! Pour référence, son patchwork fait 2m30 par 2m30.

Quelques astuces importantes

Pour commencer, j’ai utilisé les Channel Locks (verrouillage des axes) afin de vérifier que le patchwork restait bien d’équerre pendant tout le processus.

Sur les quatre bords du patchwork, j’ai réalisé un bâti avec une longueur de point de 1/4″ (6 mm). Il est très important de ne pas utiliser des points plus petits sur les côtés, car une longueur de 6 mm permet au surplus de tissu de se répartir correctement et évite la formation de plis.

Pour le bâti au centre du patchwork, j’ai réglé la longueur de point sur un grand point de bâti de 1/2″ (1,2 cm) à 1″ (2,54 cm).

Une tension volontairement relâchée

Il est recommandé de diminuer la tension du fil — autrement dit d’avoir une « mauvaise » tension volontairement — afin de faciliter le retrait des points de bâti au fur et à mesure du matelassage. En effet, les points de bâti doivent être retirés avant de matelasser les différentes zones.

Pour éviter de casser le fil avec des points aussi longs, j’ai également réduit la vitesse de la machine afin de travailler tout en douceur.

Une excellente façon d’utiliser les fonds de bobines

Cette technique est aussi parfaite pour utiliser les fonds de canettes et de bobines contenant seulement quelques mètres de fil.

J’ai ainsi utilisé une bobine presque terminée ainsi que sept ou huit canettes contenant chacune un petit reste de fil. C’est la raison pour laquelle on voit autant de couleurs différentes sur le tissu de dos du patchwork.

Pour le top, j’essaie toujours d’utiliser un fil très contrastant afin qu’il soit facile à repérer et à retirer avant le matelassage. Pour ce patchwork réalisé avec des tissus de Kaffe Fassett, j’ai choisi un fil blanc. Comme ses tissus comportent énormément de couleurs, c’était selon moi la teinte la plus visible.

Quelques conseils pendant le bâti

Lorsque vous commencez à bâtir, il n’est pas nécessaire de faire des points d’arrêt. En revanche, il faut bien tenir les deux fils lors des premiers points jusqu’à ce que vous sentiez que les points sont bien sécurisés.

J’ai réalisé un motif en vermicelle aussi grand que possible dans mon espace de travail. Mon espace disponible étant d’environ 45 cm, chaque rangée de vermicelle mesurait donc environ 45 cm de hauteur.

Au fur et à mesure de l’avancement, je vérifie régulièrement que le patchwork reste bien d’équerre, autant sur les bords qu’au centre. Pour cela, j’observe attentivement les coutures, qui doivent rester droites, et j’utilise le verrouillage des axes. Ainsi, si nécessaire, je peux ajuster l’alignement avant de poursuivre le bâti, ce qui permet de conserver un patchwork parfaitement droit et stable.

Le résultat

Au final, je trouve que c’est une excellente manière de stabiliser efficacement le quilt avant le matelassage à la main. Cette méthode offre un très bon maintien tout en limitant les déformations du patchwork.

Formations Patchwork, Portrait Quilting

Le patchwork et la créativité

Quand j’étais plus jeune, plusieurs de mes meilleures amies étaient d’excellentes artistes et avaient étudié la peinture à l’université. À cette époque, je ne pensais pas être une « vraie » artiste ni particulièrement créative. Pourtant, j’ai toujours énormément aimé danser — c’était, pour moi, une manière d’exprimer ma créativité.

J’ai commencé le patchwork à l’université et, depuis maintenant huit ans, c’est devenu mon métier. Avec le temps, ma vision de la créativité a beaucoup évolué. J’ai compris que chacun de nous possède une part de créativité. Tous les enfants sont créatifs. La vraie question est : avons-nous été encouragés à nous exprimer de manière créative, ou non ?

Comme le disait si bien Maya Angelou :

On ne peut pas épuiser la créativité. Plus on l’utilise, plus on en a.

J’aime aussi beaucoup cette phrase d’Albert Einstein, car elle reflète parfaitement la façon dont je me perçois en tant qu’artiste et formatrice :

La créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse.

C’est pour toutes ces raisons que j’adore enseigner le matelassage et, plus récemment, le Quilting Portrait. J’aime aider les autres à réveiller leur créativité. Il suffit souvent d’oser se lancer et de pratiquer pour progresser, découvrir — ou redécouvrir — sa fibre créative.

Ces deux phrases sur le quilting me parlent particulièrement et me semblent très justes :

Le quilting est un art, une façon d’entrelacer le passé et le présent à travers la couture.

Dans chaque pièce de tissu, il y a une histoire.

Mes toutes dernières élèves, venues assister à un stage de Quilting Portrait le 12 et 13 mai, ont vraiment très bien travaillé et, comme toujours, j’adore leur créativité lorsqu’elles réalisent leurs propres portraits — celui d’une amie, d’un petit-fils ou encore de leur carlin.

Réalisations de Patchwork, Techniques de Patchwork

Une veste en patchwork – le défi

Je suis quilteuse, pas couturière. Pourtant, pour la première fois, je me suis lancée dans la confection d’un vêtement après avoir vu une publication sur le compte Instagram de CreatEd Studio, où Jacinda Wilkey transformait un sweat-shirt en veste patchwork, le « Sweetheart Jacket ».

Quand j’étais chez ma mère, je me suis dit : pourquoi ne pas essayer moi aussi ? J’ai acheté le patron dans sa boutique Etsy et je me suis lancée. Voici une capture d’écran de son réel.

Pour commencer, j’avais acheté dix fat quarters lors d’un précédent voyage aux États-Unis. Le patron en nécessitait douze ; heureusement, pendant nos visites dans plusieurs boutiques de patchwork, j’ai trouvé deux autres tissus qui s’accordaient parfaitement avec les premiers. J’ai ensuite déniché un sweat-shirt à petit prix… même s’il portait un grand hibiscus et le mot « Honolulu ». Je me suis dit que, puisque tout cela se retrouverait à l’intérieur de la veste, ce n’était pas très grave !

J’ai commencé par assembler les fat quarters en bandes. Puis, avec la petite machine à coudre familiale de ma mère, j’ai utilisé la technique du Quilt As You Go pour fixer les bandes sur les différentes pièces de la veste.

Une fois toutes les pièces prêtes, je les ai assemblées pour donner vie à ma veste patchwork.

Ce n’est peut-être pas parfait, mais je l’ai faite moi-même — et j’en suis extrêmement fière !