Connaissances Techniques Handi Quilter

Bâtir un patchwork sur une longarm pour le matelassage à la main

Il existe plusieurs façons de bâtir un patchwork sur une machine longarm avant qu’il soit matelassé à la main. Pendant longtemps, j’utilisais une méthode classique avec un quadrillage régulier tous les 10 cm comme ceci.

Mais, ce n’est pas le seul approche possible. Un excellent quilteur et formateur américain, Jamie Wallen, a présenté une approche un peu différente. Au lieu de réaliser un quadrillage, il utilise un grand motif en « vermicelle » pour le bâti. Selon lui, cette méthode permet de moins déformer le patchwork et de mieux le stabiliser pour le quilting à la main.

Une de mes clientes souhaitait justement que je bâtisse son patchwork afin qu’elle puisse ensuite le matelasser à la main. Je lui ai demandé si je pouvais tester cette technique sur son ouvrage, et elle a accepté avec enthousiasme. Je me suis donc lancée ! Pour référence, son patchwork fait 2m30 par 2m30.

Quelques astuces importantes

Pour commencer, j’ai utilisé les Channel Locks (verrouillage des axes) afin de vérifier que le patchwork restait bien d’équerre pendant tout le processus.

Sur les quatre bords du patchwork, j’ai réalisé un bâti avec une longueur de point de 1/4″ (6 mm). Il est très important de ne pas utiliser des points plus petits sur les côtés, car une longueur de 6 mm permet au surplus de tissu de se répartir correctement et évite la formation de plis.

Pour le bâti au centre du patchwork, j’ai réglé la longueur de point sur un grand point de bâti de 1/2″ (1,2 cm) à 1″ (2,54 cm).

Une tension volontairement relâchée

Il est recommandé de diminuer la tension du fil — autrement dit d’avoir une « mauvaise » tension volontairement — afin de faciliter le retrait des points de bâti au fur et à mesure du matelassage. En effet, les points de bâti doivent être retirés avant de matelasser les différentes zones.

Pour éviter de casser le fil avec des points aussi longs, j’ai également réduit la vitesse de la machine afin de travailler tout en douceur.

Une excellente façon d’utiliser les fonds de bobines

Cette technique est aussi parfaite pour utiliser les fonds de canettes et de bobines contenant seulement quelques mètres de fil.

J’ai ainsi utilisé une bobine presque terminée ainsi que sept ou huit canettes contenant chacune un petit reste de fil. C’est la raison pour laquelle on voit autant de couleurs différentes sur le tissu de dos du patchwork.

Pour le top, j’essaie toujours d’utiliser un fil très contrastant afin qu’il soit facile à repérer et à retirer avant le matelassage. Pour ce patchwork réalisé avec des tissus de Kaffe Fassett, j’ai choisi un fil blanc. Comme ses tissus comportent énormément de couleurs, c’était selon moi la teinte la plus visible.

Quelques conseils pendant le bâti

Lorsque vous commencez à bâtir, il n’est pas nécessaire de faire des points d’arrêt. En revanche, il faut bien tenir les deux fils lors des premiers points jusqu’à ce que vous sentiez que les points sont bien sécurisés.

J’ai réalisé un motif en vermicelle aussi grand que possible dans mon espace de travail. Mon espace disponible étant d’environ 45 cm, chaque rangée de vermicelle mesurait donc environ 45 cm de hauteur.

Au fur et à mesure de l’avancement, je vérifie régulièrement que le patchwork reste bien d’équerre, autant sur les bords qu’au centre. Pour cela, j’observe attentivement les coutures, qui doivent rester droites, et j’utilise le verrouillage des axes. Ainsi, si nécessaire, je peux ajuster l’alignement avant de poursuivre le bâti, ce qui permet de conserver un patchwork parfaitement droit et stable.

Le résultat

Au final, je trouve que c’est une excellente manière de stabiliser efficacement le quilt avant le matelassage à la main. Cette méthode offre un très bon maintien tout en limitant les déformations du patchwork.

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Astuce Longarm : éviter les plis grâce à un tissu de dos d’équerre

La première chose à savoir lorsqu’on monte un patchwork sur un cadre de longarm, c’est que le tissu de dos doit idéalement être d’équerre pour obtenir un patchwork matelassé qui est bien droit. Pourquoi ?

Si le tissu n’est pas d’équerre, voici ce qui se produit : lorsque l’on attache les deux côtés du tissu aux barres, puis qu’on l’enroule en le tendant, un côté s’enroule correctement et reste bien tendu, tandis que l’autre devient lâche, comme dans cette vidéo :

Pour obtenir un quilt bien d’équerre, même si le tissu de dos ne l’est pas, il est possible de contourner ce problème. Il suffit d’ignorer le bord irrégulier du tissu et d’attacher celui-ci bien tendu et droit, en suivant une ligne de référence (comme illustré sur l’image).

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6 astuces essentielles pour prendre (vraiment) plaisir à matelasser !

Que vous travailliez avec une machine domestique ou une longarm — en tant que professionnelle ou amatrice — une chose est sûre : si vous prenez du plaisir à matelasser, votre travail sera non seulement plus satisfaisant, mais aussi plus beau !

Voici 6 astuces pour y parvenir :


1. Entretenez votre machine régulièrement

Une machine bien entretenue est la base d’un travail agréable.

  • À chaque changement de canette : nettoyez l’espace autour du crochet de canette, ajoutez une goutte d’huile et testez votre tension de canette.
  • Avant chaque nouveau projet : nettoyez les roues et les rails, et choisissez une aiguille adaptée à votre fil (voir la publication : Les Bases des Aiguilles pour des longarms Handi Quilter).
  • Tous les deux ans, pensez à faire réviser votre longarm. Pour une machine domestique, suivez le planning d’entretien recommandé par le fabricant.

2. Adoptez une bonne ergonomie

Assurez-vous que le cadre de votre machine est à la bonne hauteur afin d’éviter les douleurs dorsales.
Avec une machine domestique, veillez à disposer d’une surface de travail suffisamment grande pour soutenir votre ouvrage. Cela permet de le déplacer facilement, sans tension dans le dos ou les épaules.


3. Prenez votre temps

Inutile de déplacer votre machine comme si vous étiez sur un circuit de Formule 1 !

Même si certaines machines peuvent atteindre des vitesses élevées, chaque technique de matelassage a son propre rythme :

  • Avec des règles : travaillez lentement pour plus de précision.
  • En piqué libre : trouvez la vitesse qui vous convient. En mode régulé, la longueur des points reste constante, quelle que soit votre vitesse.
  • Pour les détails précis (comme pour faire le tour des appliqués) : allez lentement.
  • Pour les pantographes : une vitesse un peu plus soutenue est préférable pour garder des lignes fluides.

Astuce : testez vos réglages sur un “sandwich” de tissus avant de commencer votre vrai projet. Et souvenez-vous : les vidéos en ligne sont souvent accélérées !


4. Regardez où vous allez, pas l’aiguille

Comme en conduite, ne fixez pas le volant — regardez la route !

En matelassage, c’est pareil : ne regardez pas l’aiguille, mais l’endroit où vous souhaitez aller. Si vous vous focalisez sur un point légèrement plus loin par rapport à votre position, sur le chemin que vous souhaitez suivre, vos mains suivront naturellement.


5. Détendez votre posture

Inutile de serrer les poignées à en crisper les épaules. Gardez une prise légère et relâchez vos bras, vos épaules et votre dos quand vos tenez les poignées.

Si vous sentez de la tension, ou au moins toutes les demi-heures :
➡️ Faites une pause d’au moins 10 secondes
➡️ Regardez à environ 10 mètres et clignez des yeux pour reposer votre vue
➡️ Relâchez votre corps et faites quelques étirements

Vous repartirez plus détendue… et cela se verra dans votre travail !


6. Faites des pauses régulières

Fil qui casse, tension capricieuse, points à découdre ? C’est souvent le signe qu’il est temps de faire une pause. Voir cette article pour de l’aide : Votre fil saute ou s’effiloche : Pourquoi ?

Se précipiter quand on est frustré ne fait qu’aggraver les choses. Prenez quelques minutes, respirez, changez d’air… et revenez plus sereine. Vous trouverez souvent la solution beaucoup plus rapidement.


💬 En conclusion

Comme disent les Anglais : “Keep calm and quilt on!” (Gardez votre calme… et continuez à matelasser !)

Image créer avec de l’IA

ecran Pro-Stitcher
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Pro-Stitcher : comment nettoyer l’écran tactile pour améliorer la performance de votre tablette

Cette semaine, l’astuce s’adresse aux utilisateurs du système Pro-Stitcher.

C’est une petite piqûre de rappel qu’une amie (merci Patricia !) m’a rappelée récemment. Comme beaucoup d’entre nous, on oublie parfois qu’il faut nettoyer son écran tactile de temps à autre.

Si vous remarquez que votre tablette met plus de temps que d’habitude à répondre, pensez à nettoyer l’écran avec un chiffon à lunettes en microfibre.

Un petit geste tout simple… mais regardez la différence dans cette vidéo ! Je vous montre l’ouverture d’un motif avant le nettoyage, puis après… et c’est vraiment impressionnant !

Et si vous utilisez ce chiffon régulièrement, n’oubliez pas non plus de le laver ! Le nettoyage permet d’ouvrir les fibres du tissu afin qu’il puisse à nouveau bien capter la poussière et les saletés présentes sur les écrans et les verres de lunettes.

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Comment installer le tissu de dos avec les SewTites Magnums

Cette semaine, dans la continuité de la publication de la semaine dernière, je vous explique comment installer le tissu de dos sur une longarm Handi Quilter de façon simple et sécuritaire à l’aide des SewTites Magnums.

Je préfère travailler avec les barres en position standard ou haute, et la technique que je vous présente dans cette vidéo est réalisée avec les barres dans cette position.

Comme lorsque vous utilisez des épingles, il faut placer le tissu de dos sur le cadre, l’endroit vers le bas, puis enrouler le tissu de dos autour de la barre utilisée pour le top, comme illustré sur la photo ci-dessous :

Ensuite, voici une vidéo qui vous montre toutes les étapes pour installer le tissu de dos.

Je vais flotter ce patch, donc je n’attacherai pas le top à la barre avant.

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Installation des aimants SewTite Magnum sur leaders de longarm : guide pas à pas

Vous en avez assez d’utiliser des épingles rigides et de vous piquer les doigts ? Bonne nouvelle : il existe aujourd’hui plusieurs méthodes pour attacher votre patchwork à votre longarm, et j’aimerais vous parler de celle que je teste actuellement.

Il s’agit de l’utilisation des aimants SewTite Magnum. Plusieurs personnes que je connais aux États-Unis ont déjà testé et approuvé cette méthode. Une fois les aimants installés dans les leaders (les guides servant à fixer le tissu de dos et le top aux barres), leur utilisation devient incroyablement rapide et simple. Fini les manipulations fastidieuses et les petites blessures aux doigts !

Soyons honnêtes : ce n’est pas un investissement anodin. Ces aimants ont un certain coût. Mais si vous matelassez régulièrement et que vous cherchez à gagner du temps tout en améliorant votre confort de travail, cela peut vraiment valoir la peine.

Les aimants sont vendus par packs de 20. Il est recommandé de les installer tous les 15 cm (6 pouces), car chaque aimant mesure un peu plus de 10 cm (4 pouces) de long. En fonction de la longueur de vos leaders, il faudra compter entre 16 et 20 aimants par leader.

De mon côté, je fais flotter mes tops. J’ai donc acheté deux packs de 20 aimants afin de pouvoir fixer le tissu de dos en haut et en bas, sur deux leaders. Mon cadre mesurant 3,20 m, cette configuration est parfaitement adaptée à mon installation.

Je vais maintenant vous expliquer comment installer les aimants dans vos leaders, étape par étape.

Commencez par retirer les leaders des barres de votre longarm. Décousez ensuite le coffrage d’origine situé sur le bord du leader : il est trop large pour accueillir correctement les aimants.

Mesurez 5 cm (2 pouces) sur toute la longueur du leader, puis réalisez un pli. Repassez soigneusement afin de faciliter les étapes suivantes.

À l’aide d’une machine à coudre domestique, cousez le long du leader pour créer un nouveau coffrage de 2 cm de large. Cette largeur est idéale, car le dos de l’aimant mesure environ 1,5 cm.

Repérez le centre du leader, puis marquez 7,5 cm de chaque côté. À partir de là, continuez à faire des marques tous les 15 cm jusqu’aux deux extrémités du leader.

Replacez ensuite le leader sur la barre et utilisez des pinces sur les côtés afin de bien le tendre.

Installez la base pour les règles afin d’apporter un peu plus de stabilité pendant la couture.

Glissez un dos d’aimant à l’intérieur du coffrage jusqu’au centre, puis, à l’aide de votre longarm, cousez sur les marques tous les 15 cm en emprisonnant les aimants dans le coffrage.

Répétez l’opération jusqu’à ce que tous les dos d’aimants soient bien bloqués à l’intérieur du coffrage.

Dans une prochaine publication, je vous expliquerai comment installer le tissu de dos à l’aide des aimants SewTite Magnum.

Connaissances Techniques Handi Quilter, Formations Patchwork, Portrait Quilting

Stages de quilting et patchwork à Charolles – Premier semestre 2026

Vous recherchez un stage de quilting à Charolles en 2026 ? L’atelier de Charolles vous propose plusieurs stages de quilting et de patchwork pour le premier semestre 2026, en petit groupe, afin de garantir un accompagnement personnalisé.

Découvrez ci-dessous le calendrier des stages disponibles à l’atelier de Charolles, avec le nombre de places restantes.


Stage Quilting Portrait à Charolles (2026)

Le stage Quilting Portrait s’adresse aux quilteuses souhaitant développer leur créativité et approfondir cette technique artistique spécifique du quilting. Ces formations quilting portrait en Bourgogne sont organisées à l’atelier de Charolles.

Dates des stages Quilting Portrait 2026 :

  • 22 et 23 janvier 2026 – il reste 2 places
  • 25 et 26 février 2026liste d’attente
  • 1 et 2 avril 2026 – il reste 3 places
  • 12 et 13 mai 2026 – il reste 1 place
  • 9 et 10 juin 2026 – il reste 2 places

Ces stages de quilting portrait en présentiel permettent de progresser techniquement tout en réalisant un projet personnel, dans une ambiance conviviale.


Stage Pro-Stitcher Designer à Charolles (2026)

Le stage Pro-Stitcher Designer à Charolles est une formation dédiée à la maîtrise du logiciel Pro-Stitcher pour le quilting assisté par ordinateur. Il s’adresse aux quilteuses souhaitant gagner en autonomie et en précision.

Dates des stages Pro-Stitcher Designer 2026 :

  • 17 et 18 mars 2026 – il reste 2 places
  • 🆕 NOUVELLE DATE11 et 12 juin 2026 – il reste 2 places

Pourquoi suivre un stage de quilting à Charolles ?

  • Stages en petits groupes
  • Atelier spécialisé en quilting et patchwork
  • Accompagnement personnalisé
  • Formations adaptées aux quilteuses motivées, débutantes ou confirmées selon le stage

📩 Pour connaître les modalités d’inscription ou obtenir plus d’informations sur les stages de quilting à Charolles en 2026, contactez-moi directement.

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Votre quilt se déforme ? Voici pourquoi — et comment l’éviter

L’un des plus grands défis pour les quilteuses et quilteurs utilisant une longarm est de comprendre deux phénomènes essentiels : la rétractation des couches sous l’effet du matelassage («take-up» en anglais) et la migration du patchwork pendant le matelassage en piqué libre (free-motion quilting). Ces mouvements naturels du tissu peuvent modifier la tension du patchwork, réduire sa taille et provoquer des plis ou des zones de surplus. Heureusement, il existe des techniques simples pour minimiser ces effets.

Pourquoi la rétractation des couches de tissu se produit-elle ?

Chaque motif quilté, surtout lorsqu’il est dense, « rétrécit » légèrement les couches du quilt — le dessus, le molleton et le dos. Cela crée une tension accrue dans les zones travaillées, tandis que les zones non quiltées restent plus détendues. Résultat : le tissu peut se déplacer, se contracter ou former des ondulations.

Par exemple, lors de la réalisation d’un motif large et ouvert comme une plume, il est possible de perdre entre 1/4 et 1/2 pouce simplement à cause de ce phénomène. Sans parler des risques de plis ou de surplus enfermés dans les motifs. Voici un exemple : le bloc de droite est bâti sur les quatre côtés ; le bloc de gauche est seulement bâti en haut. J’ai entouré chaque bloc avant de matelasser, et vous voyez bien que le bloc de gauche a rétréci — il y a même un grand pli et beaucoup de surplus !

Une petite parenthèse pour les utilisateurs du Pro-Stitcher (ou de tout autre système de matelassage informatisé). À mesure que vous avancez le quilt, le motif numérique ne change pas, mais les zones déjà matelassées ont légèrement rétréci en raison de la densité du quilting. Il est donc normal qu’il y ait un léger décalage et que le nouveau motif ne s’aligne pas parfaitement avec le rang précédent.

C’est pour cette raison que, lors de l’avancement pour exécuter le rang suivant d’un motif bord-à-bord, il est recommandé de sélectionner un point de réalignement situé au centre du dessin. Même si l’alignement est parfait au milieu, les bords peuvent présenter un léger décalage. Ne vous inquiétez pas : c’est un phénomène normal, inhérent à la take-up, et cela ne sera pas visible à l’œil nu une fois le quilting terminé.

L’importance du bâti : une étape incontournable, surtout si vous flottez votre top

Pour réduire ces déformations, il est essentiel de bâtir les bords du quilt avant de commencer le quilting, et à chaque fois que l’on avance le quilt sur la machine. Lors du dernier avancement, il est tout aussi important de bâtir le bas du quilt avant de quilter.

Cette étape stabilise les couches et limite la migration du tissu.

Stabilisez d’abord, puis réalisez vos motifs de remplissage en piqué libre

La meilleure pratique consiste à effectuer d’abord toute la stabilisation :

  • Bâtir les bords
  • Si vous faites du matelassage personnalisé bloc par bloc, pensez à matelasser dans la couture («stitch in the ditch» en anglais) autour de chaque bloc avant de remplir le bloc.
  • Ou, au minimum, utiliser des épingles pour maintenir les tissus en place

Plus votre quilting est dense, plus ce travail préalable est crucial. Sans cela, vous risquez de voir des déformations partout… sauf dans les zones micro-quiltées, qui elles, ne bougent pas car la densité y fige les tissus.

Quilting « edge-to-edge » : la règle de base

Pour un quilting edge-to-edge, il existe une règle minimale, simple mais essentielle : toujours bâtir les bords. Si vous choisissez de « faire flotter » le dessus au lieu d’attacher le bas du top à la barre de devant, prenez soin de l’épingler ou de le bâtir avec de grands points le long des barres afin qu’il reste bien en place. Les épingles ou les points de bâti seront retirés juste avant d’avancer la machine pour matelasser la zone de travail suivante.

Stabiliser en entier pour garder un patchwork bien d’équerre

Si vous souhaitez être encore plus sûre que votre patchwork reste bien droit et parfaitement d’équerre sur toute sa surface, vous pouvez aller plus loin et stabiliser l’ensemble du quilt avant de commencer le matelassage.

Concrètement :

  • Bâtissez tout autour de votre première zone de travail.
  • Avancez le quilt, puis bâtissez les trois côtés extérieurs qui ne l’étaient pas encore (les deux côtés et le bas). Vous verrez un bourrelet se former vers la barre du haut : ne vous inquiétez pas, c’est normal et il disparaîtra lorsque vous enlèverez les points de bâti avant de matelasser.
  • Répétez ces étapes jusqu’au bas du quilt.

Avant chaque bâti, vérifiez l’alignement :

  • à l’aide des barres de la machine ou d’un Channel Lock (axes vertical et horizontal bloqués) et d’un repère sur votre pied de biche ;
  • en vous servant des lignes de couture du top comme repères visuel pour confirmer que tout reste bien droit, dans les deux sens.

Cette étape est particulièrement importante pour les tops comportant beaucoup de coutures dans le biais, comme les losanges ou les triangles.

Lorsque le patchwork est entièrement bâti, si vous ne le matelassez pas immédiatement, veillez à détendre la surface afin d’éviter que des plis ne s’installent. Lorsque vous serez prêt(e) à matelasser, vous roulerez de nouveau le patchwork sur les barres.

Même avec un motif de quilting simple, cette préparation fait toute la différence.

Planifier une densité de quilting uniforme

Enfin, pour éviter les déformations indésirables, il est fortement recommandé de :

  • stabiliser chaque section avant de la matelasser ;
  • planifier un quilting à densité relativement uniforme sur l’ensemble du quilt.

De fortes variations de densité d’un bloc à l’autre sont souvent la cause principale des déformations les plus visibles une fois le quilt terminé.

Et pour voir le résultat final de ce magnifique patchwork réalisé par l’une de mes clientes, voici le patchwork avec le matelassage terminé. J’ai utilisé le motif « Baptist Fan #3 » du designer numérique It’s a Quilt Thing.

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Comment éviter l’effilochage du fil en quilting longarm

En général, lorsqu’on matelasse avec une longarm, on essaie de travailler de gauche à droite, car c’est dans ce sens que le crochet de la machine forme le plus facilement de jolis points. Mais parfois, certains motifs doivent être réalisés sur toute la surface du patchwork, y compris de droite à gauche sur de longues distances. Et nous savons tous que cela peut provoquer l’effilochage du fil.

Heureusement, il existe une astuce pour limiter cet effilochage dans cette direction. Mais laquelle ?

Tout dépend de la manière dont votre fil a été bobiné à l’usine. Certaines bobines libèrent le fil dans le sens des aiguilles d’une montre, d’autres dans le sens inverse. Cela influence la tension exercée par la machine à mesure que le fil passe dans les guides-fil et les tensionneurs avant d’arriver à l’aiguille.

L’astuce consiste donc à regarder dans quel sens le fil sort de la bobine et de choisir un fil qui se déroule dans le sens antihoraire. Le fil Omni, par exemple, se déroulent dans le sens antihoraire ; d’autres, comme le So Fine, se déroulent dans le sens horaire. Voici comment le fil Omni se déroule :

Une de mes clientes m’a demandé d’utiliser le motif « Leave it to Weaver » sur son patch. C’est un très joli motif qui ressemble à un panier tressé. Il n’est composé que de lignes droites dans toutes les directions, avec notamment beaucoup de passages de droite à gauche et de nombreux allers-retours. Je ne voulais surtout pas que le fil s’effiloche. J’ai donc choisi mon fil Omni et une aiguille taille 18/110, adaptée à son diamètre. Et là, miracle : je n’ai eu aucune casse de fil sur tout le patchwork ! Je peux vous dire que j’étais la fille la plus heureuse ce jour-là ! Et en plus, j’ai joué avec le feu — et j’ai gagné — car il me restait littéralement 30 cm de fil sur la canette à la fin de la rangée du motif !

Si vous tenez absolument à utiliser un fil qui se déroule dans un sens favorisant l’effilochage, vous pouvez essayer de retourner la bobine pour voir si cela améliore les choses — ou opter pour un fil bobiné en usine dans le sens horaire ! C’est ce que j’ai fait avec cette bobine de fil Isacord, qui se déroule dans le sens horaire. J’ai également mis une petite chaussette autour de la bobine pour que le fil sorte de manière contrôlée et ne se déroule pas trop vite.

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Quilting longarm sans stress : bien préparer son tissu de fond

L’ajout d’un excédent de tissu de fond (ou marge de sécurité) est une étape essentielle pour fixer correctement le patchwork au cadre de la machine longarm, quelle que soit la méthode de montage choisie (avec des épingles, en bâtissant le dos aux leaders, avec un système de fermeture éclair, avec des Red Snappers ou avec des aimants).

Cet excédent, généralement de 10 à 15 cm de chaque côté, joue plusieurs rôles techniques :

  • Il protège la longarm en réduisant les risques que l’aiguille touche les épingles, tout en permettant à la quilteuse d’accéder à l’ensemble de la surface du top, y compris jusqu’aux bords.
  • Il maintient une tension uniforme sur toute la surface du quilt, ce qui est crucial pour éviter les plis ou les distorsions.
  • Il autorise de légers déplacements du sandwich (top, ouate, fond) pendant le matelassage, ce qui est souvent nécessaire pour ajuster l’alignement.
  • Enfin, il facilite les mouvements de la machine, rendant le processus plus fluide et précis.

En résumé, cet excédent n’est pas un simple surplus : il est une condition technique indispensable pour obtenir un matelassage régulier, maîtrisé et de qualité professionnelle.

La première étape, avant même d’attacher le tissu de dos aux leaders de votre cadre, consiste à vérifier la taille de votre tissu de dos. S’il n’est pas carré, déterminez dans quel sens vous souhaitez l’attacher aux barres et aux leaders (horizontalement ou verticalement — si cela est permis, car certains patchworks nécessitent une orientation spécifique lorsque le top présente un sens directionnel.)

Pour ce faire, je pose le tissu de dos par terre, puis je place le top dessus. C’est une façon très simple de tout vérifier. Faites de même avec le molleton, qui doit être de la même taille que votre tissu de dos.

Que faire si le tissu de dos n’est pas assez grand ?

Si votre tissu de dos est trop petit, vous pouvez y ajouter deux bandes de tissu mesurant entre 10 et 15 cm de large, et ayant la même longueur que le tissu de dos. Ces bandes seront fixées temporairement en haut et en bas du tissu de dos à l’aide d’un point de bâti — soit à la machine à coudre domestique, soit à la main. Voici un exemple d’un patch d’une cliente qui a le dos trop petit, puis avec les deux bandes de tissu prêt à bâtir temporairement au dos :

Ces ajouts permettent de bien tendre le tissu lors du matelassage. Une fois le matelassage terminé, il vous suffira de retirer les bandes, puis de poser le biais et de finaliser votre ouvrage selon vos préférences. Voici à quoi ressemble le dos dans l’exemple ci-dessus quand les bandes sont bâti et installé sur le cadre.

Et, pour le plaisir de voir le résultat final, voici le patch avec le matelassage terminé. Il s’agit d’un patchwork réalisé avec des tissus Harry Potter ; je l’ai donc matelassé avec un motif numérique en bord-à-bord appelé «Wizards N Magic E2E» par la créatrice Maureen Foster.