Portrait Quilting, Réalisations de Patchwork

La «Colo» de Patchwork, notre projet commun et ma Bernache du Canada

Avec un groupe d’amies, une fois par an, nous nous réunissons dans un gite loué pour l’occasion afin de faire ce que nous avons commencé à appeler notre « Colo » de quilting! C’est un séjour de plusieurs jours consacré à notre passion commune : le quilting. Nous avons décidé ensemble de travailler avec une professeure une année sur deux.

Il y a maintenant 3 ans, nous nous sommes réunies pour la première fois. Nous étions un groupe de 20 personnes et nous avons invité une professeure de quilting, Sheila Frampton-Cooper, pour nous apprendre sa technique de création de quilts artistiques. Voici un lien pour voir ce que nous avons réalisé pendant cette première Colo

L’année dernière, nous avons toutes apporté nos propres projets afin d’y travailler, tout en échangeant nos pratiques et nos conseils sur nos spécialités respectives. J’avais décidé de réaliser un patchwork pour mon mari et moi. Le patchwork s’appelle : Anglers Choice et c’est un patron de Gudrun Erla de GE Quilt Designs de son livre Stripology Mixology 2. Voici un bloc fini de ce qui deviendra notre patchwork, car je n’ai pas encore eu le temps de tout assembler.

Pendant cette semaine, nous avons également décidé de réaliser un patchwork commun. Chacune à reçu un morceau du même tissu et notre objectif était de construire un bloc en utilisant ce tissu, d’une couleur jaune verdâtre. Le bloc devait être soit un carré, soit un rectangle, avec une dimension de 7, 14, ou 21 pouces en largeur ou en hauteur. Il devait évoquer notre Colo: une activité, le lieu, les participantes ou encore une anecdote liée à l’un de nos séjours. Nous avons beaucoup échangé pendant l’année au sujet de ce fameux bloc à créer, mais nous ne l’avons montré à personne avant de nous retrouver.

Pour ma part, j’ai décidé de créer un bloc en utilisant la technique du quilting portrait. Comme sujet, j’ai choisi une bernache du Canada. Pourquoi une bernache? Parce que, pendant l’année, nous avons toutes commencé à surnommer ce tissu « le tissu caca d’oie » en raison de sa couleur verdâtre. De plus, nous aimons toutes voyager à travers la France et le monde, puis partager nos experiences. Cette bernache représente donc bien notre goût du voyage et du partage!

Je l’ai réalisé dans un format relativement petit – 7″ x 14″ (environ 18 cm x 35 cm) afin de respecter les dimensions convenues pour le projet. J’ai utilisé le tissu jaune verdâtre comme élément du fond de l’image. Nous avons toutes inscrit notre prénom sur notre bloc afin qu’une fois assemblé, il soit possible d’identifier l’autrice de chaque bloc.

Malheureusement, lorsque la semaine de la Colo est arrivée, je n’ai pas pu être présente, mais mon bloc, lui, y était! Les amies ont toutes très bien travaillé et les blocs étaient tous réussis. Chacune a son propre style de patchwork et, même si nous sommes toutes différentes (moderne, broderie, appliqué, improvisation, piécé papier, etc.) l’ensemble s’harmonisait parfaitement grâce au tissu commun. Deux de nos amies ont assemblé le patchwork pendant le séjour. Le résultat est vraiment magnifique et je crois que tout le monde était satisfaite du résultat. Elles ont également suivi un cours de Laurence Robaix consacré aux patrons de Quiltworx de Judy Neimer. Voici un article de blog que j’ai rédigé sur cette technique.

Cette année, nous avons décidé de nous envoyer mutuellement un morceau de tissu et de créer chacune un patchwork en utilisant les 20 tissus reçus plus un de notre choix. J’ai hate de découvrir les réalisations de toutes les amies l’année prochaine!

Techniques de Patchwork

Le petit détail qui change tout lors du bobinage d’une canette

J’ai récemment appris quelque chose qui m’a surprise et je voulais le partager avec vous, au cas où vous seriez comme moi et ne connaîtriez pas cette astuce.

Sur ma machine domestique (une Janome, mais le principe est le même sur la plupart des machines à coudre domestiques), lorsqu’on bobine une canette, il faut passer le fil par l’orifice de la canette de l’intérieur vers l’extérieur, puis passer le fil à travers le trou du milieu de la canette avant de placer celle-ci sur l’axe du bobineur.

Ce que je ne savais pas, c’est qu’il y a un petit cliquet sur cet axe. Lorsque vous placez la canette, il faut aligner la fente de la canette avec ce cliquet. Une fois l’alignement effectué, elle est enclenché correctement sur l’axe.

Cet enclenchement permet à la canette de s’enrouler de manière uniforme, ce qui améliore la qualité du bobinage.

Peut-être que certain personnes le savait déjà, mais moi je viens juste de le découvrir ! Vous étiez au courant ??

Portrait Quilting

Atelier Quilting Portrait dans les Hautes-Alpes

Début juin, le président de l’association France Patchwork 05 m’a invitée à animer un atelier de quilting portrait sur deux jours à Serres, réunissant plusieurs adhérentes venues de Gap, Briançon et de la Drôme.

Ce fut une expérience particulièrement enrichissante et un immense plaisir de partager ces moments de création, d’échanges et de convivialité avec toutes ces passionnées de patchwork. Chacune a donné vie à un projet personnel : portraits de filles, de fils ou de petite-fille, d’un oiseau et du patron de la mésange charbonnière ou encore un paysage avec vue de Saint-Malo. Des réalisations remarquables qui témoignent de leur talent et de leur créativité. Une belle réussite pour toutes !

Je vous invite à découvrir ci-dessous la vidéo qui résume ces deux belles journées d’atelier !

Connaissances Techniques Handi Quilter

Bâtir un patchwork sur une longarm pour le matelassage à la main

Il existe plusieurs façons de bâtir un patchwork sur une machine longarm avant qu’il soit matelassé à la main. Pendant longtemps, j’utilisais une méthode classique avec un quadrillage régulier tous les 10 cm comme ceci.

Mais, ce n’est pas le seul approche possible. Un excellent quilteur et formateur américain, Jamie Wallen, a présenté une approche un peu différente. Au lieu de réaliser un quadrillage, il utilise un grand motif en « vermicelle » pour le bâti. Selon lui, cette méthode permet de moins déformer le patchwork et de mieux le stabiliser pour le quilting à la main.

Une de mes clientes souhaitait justement que je bâtisse son patchwork afin qu’elle puisse ensuite le matelasser à la main. Je lui ai demandé si je pouvais tester cette technique sur son ouvrage, et elle a accepté avec enthousiasme. Je me suis donc lancée ! Pour référence, son patchwork fait 2m30 par 2m30.

Quelques astuces importantes

Pour commencer, j’ai utilisé les Channel Locks (verrouillage des axes) afin de vérifier que le patchwork restait bien d’équerre pendant tout le processus.

Sur les quatre bords du patchwork, j’ai réalisé un bâti avec une longueur de point de 1/4″ (6 mm). Il est très important de ne pas utiliser des points plus petits sur les côtés, car une longueur de 6 mm permet au surplus de tissu de se répartir correctement et évite la formation de plis.

Pour le bâti au centre du patchwork, j’ai réglé la longueur de point sur un grand point de bâti de 1/2″ (1,2 cm) à 1″ (2,54 cm).

Une tension volontairement relâchée

Il est recommandé de diminuer la tension du fil — autrement dit d’avoir une « mauvaise » tension volontairement — afin de faciliter le retrait des points de bâti au fur et à mesure du matelassage. En effet, les points de bâti doivent être retirés avant de matelasser les différentes zones.

Pour éviter de casser le fil avec des points aussi longs, j’ai également réduit la vitesse de la machine afin de travailler tout en douceur.

Une excellente façon d’utiliser les fonds de bobines

Cette technique est aussi parfaite pour utiliser les fonds de canettes et de bobines contenant seulement quelques mètres de fil.

J’ai ainsi utilisé une bobine presque terminée ainsi que sept ou huit canettes contenant chacune un petit reste de fil. C’est la raison pour laquelle on voit autant de couleurs différentes sur le tissu de dos du patchwork.

Pour le top, j’essaie toujours d’utiliser un fil très contrastant afin qu’il soit facile à repérer et à retirer avant le matelassage. Pour ce patchwork réalisé avec des tissus de Kaffe Fassett, j’ai choisi un fil blanc. Comme ses tissus comportent énormément de couleurs, c’était selon moi la teinte la plus visible.

Quelques conseils pendant le bâti

Lorsque vous commencez à bâtir, il n’est pas nécessaire de faire des points d’arrêt. En revanche, il faut bien tenir les deux fils lors des premiers points jusqu’à ce que vous sentiez que les points sont bien sécurisés.

J’ai réalisé un motif en vermicelle aussi grand que possible dans mon espace de travail. Mon espace disponible étant d’environ 45 cm, chaque rangée de vermicelle mesurait donc environ 45 cm de hauteur.

Au fur et à mesure de l’avancement, je vérifie régulièrement que le patchwork reste bien d’équerre, autant sur les bords qu’au centre. Pour cela, j’observe attentivement les coutures, qui doivent rester droites, et j’utilise le verrouillage des axes. Ainsi, si nécessaire, je peux ajuster l’alignement avant de poursuivre le bâti, ce qui permet de conserver un patchwork parfaitement droit et stable.

Le résultat

Au final, je trouve que c’est une excellente manière de stabiliser efficacement le quilt avant le matelassage à la main. Cette méthode offre un très bon maintien tout en limitant les déformations du patchwork.